Chacun(e) à sa manière

IMG_20180307_130858
Les quatre échantillons dégustés

Hier, j’ai participé à une dégustation de cognac organisée par Olivier Sarazin, le responsable de l’édition Charente de Sud Ouest, au restaurant L’Essille à Bassac. Il s’agissait de goûter, au milieu de trois autres échantillons, le cognac XO Bredon vendu par Lidl à 19,99 euros, dont le prix de vente a fait réagir vivement les acteurs de la filière. « On ne peut pas laisser les enseignes de la grande distribution et du hard discount brader les denrées agricoles françaises. Derrière nos produits, encore plus ceux d’AOC, il y a des méthodes de production, des savoir-faire mais aussi des contraintes qui doivent être valorisées », a estimé à ce sujet Christophe Véral, le président de l’UGVC.

Même si, comme je l’ai écrit ici, j’ai fait partie, en 2016 et en 2017, d’un jury de dégustation pour évaluer des vins bio de la région Nouvelle Aquitaine, je n’ai pas de compétence particulière en la matière, si ce n’est celle de suivre l’actualité des vins et spiritueux depuis des années. Les personnes que j’ai côtoyées au sein de ce jury à Bordeaux, œnologues, sommeliers, acheteurs, vignerons ou journalistes m’ont à chaque fois décomplexée à ce sujet.

On retrouvait parmi ces dégustateurs des professionnels avertis, au palais aiguisé, mais aussi de simples amateurs. Avec un point commun pour tous : l’amour du vin. « Dans ce genre de jury, où l’on tente de se mettre à la place du consommateur pour le guider dans son choix face à plusieurs vins, il faut toutes les approches, toutes les sensibilités, venant de connaisseurs ou non », ai-je souvent entendu. Face à la diversité des profils de consommateurs, et à l’importance de continuer à proposer des vins qui puissent répondre à des attentes et à des goûts très divers, ce point de vue semble cohérent.

J’étais donc heureuse de prendre part hier à la dégustation de cognac, convaincue au moins de l’intérêt de mon appréciation d’amatrice. Ça a aussi été l’occasion pour moi de regretter d’avoir été finalement peu guidée dans ma découverte gustative du cognac. Pas par manque de générosité de la part des personnes que je côtoie à ce sujet. Mais sans doute parce qu’il est davantage admis qu’un alcool fort soit difficile d’accès, et que certaines personnes puissent y être, sinon hermétiques, au moins rétives.

Pourtant, une personne ne devrait-elle pas pouvoir à la fois revendiquer de la curiosité envers un cognac, et trouver des réponses bienveillantes à deux phrases très fréquemment prononcées (par des femmes, avouons-le) et qui coupent trop souvent court à la découverte : « c’est trop fort pour moi » et « je n’y connais rien ». Pour la dernière, j’y mets mon grain de sel : justement, c’est tout l’intérêt !

 

 

 

3 réflexions sur “Chacun(e) à sa manière

  1. On en déduit tout de même qu’un vigneron indépendant peut élaborer un cognac surclassant celui d’un grand négociant. David et Goliath. C’est plutôt réjouissant.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s