Le président, les défis et la 2 CV

VERAL CHRISTOPHE © UGVC (2)
Christophe Véral, nouveau président de l’UGVC. Crédit photo : UGVC.

Christophe Véral, viticulteur à Sainte-Sévère, est donc le nouveau président de l’UGVC. Stéphane Roy, son prédécesseur, avait longuement alerté les 54 nouveaux administrateurs du syndicat viticole, élus pour trois ans, sur le fait que « le développement durable et la gestion des aléas climatiques constitueraient le défi majeur de la filière ».

Christophe Véral l’a confirmé lors d’un point presse donné il y a quelques jours en compagnie d’Anthony Brun, élu secrétaire général. Et il a ajouté un troisième point : la gestion du potentiel de production. « L’UGVC est devenu incontournable, a souligné le nouveau président. Nous sommes là pour porter la vision de la viticulture. Nous ne laisserons rien passer et nous ne permettrons pas que l’on parle à notre place. Dans ce nouveau conseil d’administration au fort renouvellement, avec des jeunes et des très jeunes, il y a tous les profils, des livreurs de toutes les maisons. Nous affichons un niveau historique d’adhésions, en terme de nombre et de superficie couverte. »

« Il faut parler d’une seule voix, a poursuivi Christophe Véral. J’ai dit aux administrateurs : oubliez vos crus, nous sommes là pour défendre le revenu de la viticulture. » Celui qui est également chef de la famille viticole au BNIC se représentera d’ailleurs à ce mandat en novembre prochain, pour rester « l’interlocuteur privilégié », « le porte-parole de la viticulture ».

Anthony Brun, viticulteur en cru Fins Bois, a de son côté estimé que « le développement durable sera LE sujet ». « Nous sommes trop régulièrement décriés, a regretté le secrétaire général. La pression sociétale est devenue très importante. Il faut faire valoir qu’on essaie de travailler intelligemment depuis longtemps. Les riverains se plaignent, mais il ne faut pas qu’ils oublient que le plus important pour nous, ce sont nos enfants, nos salariés. » Anthony Brun a également insisté sur « la responsabilité de l’État et des firmes phytosanitaires ». « Si un produit est dangereux, il doit être retiré, a-t-il martelé. Nous sommes montrés du doigt car nous sommes le dernier maillon de la chaîne. Aujourd’hui, nous devons produire sainement, mais ce n’est pas à la viticulture de prendre tous les coups. »

« Il faut mener le dialogue avec les riverains, faire des réunions de terrain pour démystifier les traitements, prendre le temps d’expliquer, a noté Christophe Véral. Maintenant, dès qu’on sort un tracteur, il y a de la tension dans l’air. Il y a des viticulteurs à côté de la plaque, on ne va pas s’en cacher, mais il n’y a pas de position radicale possible sur les traitements. On ne sera pas au top tout de suite. Ce sont des changements de pratique qui se font dans le temps. »

Les chantiers de cette nouvelle mandature ne manquent donc pas. Mais Christophe Véral l’a prouvé par le passé, il aime les défis. N’a-t-il pas fait partie, quand il était élève dans l’ancien lycée des Feuillants à Poitiers (qui accueillera bientôt la future Cité judiciaire) du groupe de copains qui a réussi l’exploit de monter, par les imposants escaliers, la 2 CV d’un professeur à un étage du bâtiment ?

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