Des tweets, un dernier tome et Barbezieux en 84

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L’élection de Donald Trump peut-elle avoir des répercussions sur les ventes de cognac aux Etats-Unis ?, s’est-on demandé dès la désignation du nouveau président américain. Ce négociant confie, que comme beaucoup de ses confrères, « il n’en sait rien », ajoutant avec humour qu’ « on est tous suspendus à un éventuel tweet » dont Trump a le secret. En novembre dernier, Valérie Chapoulaud-Floquet, directrice générale de Rémy Cointreau, se voulait pragmatique, et déclarait à Bloomberg :

Les whiskies américains vont-ils tirer bénéfice du nationalisme ? Peut-être. Le rhum de la Barbade sera-t-il traité différemment ? Je ne sais pas. Dans l’univers du luxe, pour le moment, il se dit que ce qui pourrait arriver sera favorable. Ceci dit, si j’étais un producteur de tequila, je pourrais avoir un peu peur, c’est sûr.

Des propos prémonitoires puisque le mois dernier, Donald Trump annonçait qu’il voulait imposer une taxe de 20 % sur les importations en provenance du Mexique, notamment la tequila, pour financer la construction du mur-frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. En attendant, le premier patron français reçu par Donald Trump s’est avéré être Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, propriétaire d’Hennessy. Un signal plutôt encourageant pour la première des maisons de cognac.

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Le troisième et dernier tome de la série « Cognac » est sorti. Dans « Le cimetière des machines à vendanger », Anna, Connor et Fernand poursuivent leur enquête sur un double meurtre lié à un trafic de l’eau-de-vie charentaise. Avec trois tomes parus en une année, le rythme a été soutenu pour les scénaristes Eric Corbeyran et Jean-Charles Chapuzet, et le dessinateur Luc Brahy. Eviter un trop long délai entre la parution des albums d’une série est le prix à payer pour capter l’intérêt des lecteurs sur un marché où l’offre est pléthorique. Ce troisième tome s’en ressent, mais on découvre avec plaisir le fin mot de l’histoire, avec, en point d’orgue, la mise en scène du cimetière des machines à vendanger de Réparsac (16).

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Sorti en janvier, « Arrête avec tes mensonges », de Philippe Besson, a pour cadre la Charente. Le roman évoque la première histoire d’amour de l’écrivain, à 17 ans. Nous sommes en 1984, dans un lycée de Barbezieux, Philippe Besson est alors un lycéen brillant, conscient de sa préférence pour les garçons. Il est attiré par un élève de terminale, « au regard sombre », et ne voit que lui. Il pense qu’une « frontière infranchissable » les sépare. Pourtant, Thomas, issu d’une famille de vignerons producteurs de cognac, va faire le premier pas. Ainsi débutera une relation fondatrice pour l’auteur, qui évoque avec intensité « la morsure du manque », « la privation insupportable de l’autre ». Car Thomas veut que cette idylle reste cachée. Dans cette petite ville charentaise, « à l’horizon bouché », que Philippe Besson ne tardera d’ailleurs pas à quitter, quand d’autres n’auront d’autre choix que de rester, point de place pour un amour hors norme. A 50 ans tout juste, Philippe Besson revient avec beaucoup de finesse sur cette histoire qui l’a tant marqué. A lire, vraiment.

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