L’artisanat d’art va sublimer les cognacs Martell

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Les artisans d’art réunis par la maison Martell au château de Chanteloup à Cognac fin septembre. Huitième en partant de la gauche, Elise Blouet-Ménard.

Elise Blouet-Ménard est restauratrice d’objets d’art anciens. Elle est aussi membre des Grands Ateliers de France, avec qui la maison Martell vient de s’associer, pour que soient créés une série d’objets uniques autour de la bouteille de cognac.

Après une courte visite au cœur des vignes et dans les chais de la maison, tous les sens en éveil pour y puiser leur inspiration, ces artisans aux talents variés, puisqu’ils sont ébéniste, héliograveur, laqueur, artiste plumassière, designer de bois précieux ou encore peintre, planchent désormais en équipe sur quatre objets qui devraient être rendus publics dans les mois à venir.

Elise Blouet-Ménard s’est associée avec Frédéric Hamel, tabletier, marqueteur et tourneur sur ivoire. Dans le secret de son atelier normand, elle travaille à cet objet « avec lequel on va s’amuser », sourit-elle. Tout juste peut-on être assuré qu’il sera composé de cuir, puisqu’Elise Blouet-Ménard, diplômée d’un master de sciences et techniques de conservation et restauration de biens culturels, est spécialisée dans cette matière.

Elle s’intéresse depuis longtemps aux techniques de fabrication anciennes. Cela l’a ainsi amené à créer l’habillage d’une bougie exclusive de la maison Trudon, dédiée au cuir de Russie. Ce cuir à l’identité olfactive typique, tanné à l’écorce de bouleau pour améliorer sa résistance à l’humidité, a notamment inspiré Chanel pour un parfum lancé en 1927. Il a fallu trois ans à Elise Blouet-Ménard pour achever sa création.

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Gérard Desquand, graveur héraldiste et président des Grands Ateliers de France avec Pierre Joncourt, directeur des opérations chez Martell

L’artisane aura moins de temps pour ce nouveau projet, mais elle apprécie la philosophie de la maison au martinet. « C’est assez rare de trouver, même au sein d’une grande marque de luxe, des gens aussi passionnés que chez Martell, note-t-elle. Ça donne envie de donner le meilleur de soi-même. En même temps, on nous laisse assez libre, et ce n’est pas forcément évident. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’avec Frédéric Hamel, on va désacraliser le cognac, le sortir du salon. Il y aura du cuir, des bois précieux et de la nacre. »

« Il s’agit de montrer l’étendu de nos savoir-faire, souligne de son côté Pierre Joncourt, directeur des opérations chez Martell. Il était important de faire résonner le sentiment d’appartenance à la maison. »

Une fois ces créations d’exception achevées, Martell ne s’interdit rien : les conserver, les exposer ou les vendre.

 

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